Développement technologique ou développement durable : faut-il choisir ?

Grâce aux technologies, nous sommes aujourd’hui mieux et plus rapidement informés que jamais. Nous avons les moyens de comparer des avis divergents pour construire notre propre opinion. La science et l’économie ne sont plus des disciplines réservées à quelques Hommes très éduqués.

Mais utilise-t-on cette technologie à bon escient ? Pourquoi fait-on la course aux intelligences artificielles qui doivent devenir plus humaines que des humains : sommes-nous vraiment des modèles ? Nous sommes déjà 7,3 milliards et à l’allure où nous nous étendons, la question mérite d’être posée.

Développement technologique et développement durable : deux mondes opposés ?

Nous faisons face à deux mondes qui avancent dans des directions qui semblent diamétralement opposées. D’un côté, celui des partisans du « progrès » – entendez industriel et technologique – qui rêvent de nous éviter de travailler, de conduire, de marcher, … qui cherchent à nous libérer toujours plus de temps de cerveau disponible, et voient dans la conquête de Mars la prochaine page de l’Humanité. D’un autre, celui des partisans de l’écologie et de la décroissance, ou d’une nouvelle croissance, qui promeuvent des modes de vie terrestre compatibles avec la finitude de nos ressources et l’accroissement de la population mondiale. Ils prônent la culture de la terre, la culture de soi, la  frugalité heureuse , l’économie circulaire et collaborative. La prochaine page de l’Humanité, pour eux, sera sur Terre à condition de réapprendre l’humilité et la sobriété.

De Elon Musk ou de Pierre Rabhi, qui détient dès lors les clés de la survie de notre espèce ?

Vous trouvez ce schéma réducteur ? Nous aussi. Nous pensons qu’il est possible de construire une vision globale, technologique et écologique. Une vision qui serait bénéfique pour nous humains ET pour l’environnement, et qui ne s’oppose évidemment pas au progrès technologique. Nous pensons même que le progrès écologique n’est autre qu’un progrès humain. L’écologie, ça n’est pas (que) la défense des bébés phoques. C’est aussi et avant tout la science de la compatibilité de l’Homme avec son écosystème. Dans cette science, nature et culture s’internourrissent et se complètent.

Relocaliser nos usines : un exemple de bénéfice écologique dû à l’évolution des technologies

Les usines européennes les plus avancées technologiquement disposent de systèmes de traitement de commandes, d’analyse des niveaux de production, d’efficacité énergétique. Et présentent de multiples avantages :

  • Une meilleure organisation de la production
  • Une utilisation plus efficace des ressources
  • …Donc, une diminution des rejets et des émissions de CO2 : Une sobriété bien plus grande qu’autrefois.

Ces technologies ne permettent pas seulement de rendre plus efficace la production. Elles rendent même intéressante… La relocalisation.

La France est riche en terres agricoles, il est donc assez aisé pour un français de se nourrir en circuits courts. Dans le secteur de l’équipement en revanche, le made in France se fait rare. La relocalisation concerne donc plutôt ce second segment. Pourquoi ? Principalement pour des raisons d’agilité : répondre à un client français en temps réel, ce n’est possible que si toute la chaîne de valeur se trouve en France. On réduit ainsi les coûts environnementaux liés aux transports tout en améliorant l’expérience client. Ce fut le cas de l’entreprise Rossignol qui a renoué avec la croissance en rapatriant la production de ses skis en France, à Sallanches. Au plus près des matières premières et de ses clients. Donc « plus réactif aux soubresauts du marché liés à l’enneigement » comme le déclare le PDG Bruno Cercley pour L’Express. Bon nombre d’entreprises emboîtent le pas de Rossignol et envisagent la relocalisation comme un choix stratégique pertinent et performant.

C’est en ce monde-là que nous croyons. L’opposition entre deux idéologies ne sera pas source de progrès. En revanche, innover pour améliorer l’existant est un vrai combat positif. Le nôtre, chez Gifts for Change, est de réinventer les modes de communication pour en faire des leviers d’impact positif.

Proposer des produits de saison, investir dans vos usines, repenser votre secteur d’activité, contribuer à la création d’emploi, à l’inclusion sociale, à la nutrition, à la protection des espèces menacées, inventer des technologies propres, des énergies renouvelables, … Quel est le vôtre ?

Marie Olivier