Agir pour la protection des abeilles

L’abeille est un insecte pollinisateur. Cela signifie qu’elle transporte les grains de pollen de l’organe mâle d’une fleur, que l’on appelle étamine, jusqu’à l’organe femelle : le pistil. L’abeille est donc le moyen de reproduction des plantes et des fleurs. Le vent et l’eau peuvent aussi jouer un rôle dans la pollinisation en déplaçant les éléments de manière aléatoire, mais les insectes pollinisateurs restent les plus grands acteurs de ce processus. C’est un échange de bons procédés : la fleur nourrit l’abeille, qui lui assure sa survie en retour.
Et l’Homme dans tout ça ? Nous l’avions vu dans notre article sur la reforestation, moins il y a de plantes sur Terre, moins l’air que l’on respire est sain… Mais la pollinisation impacte aussi directement notre nourriture et sa diversité. L’abeille est en effet garante d’une grande biodiversité. Whole Foods en avait compris l’enjeu et en avait fait une campagne de communication en 2013, avec une photo avant/après : à quoi ressembleraient donc leurs supermarchés si l’on enlevait les produits issus de la pollinisation des rayons ? La réponse en image :

wholefoods

La production de 84% des espèces (principalement de fruits et légumes) cultivées en Europe dépend de nos abeilles ! Qui aurait cru que ce petit insecte que l’on chasse négligemment lorsqu’il s’invite à nos pique-niques est en fait responsable de ce qui se trouve à notre table (ou sur notre nappe, selon la vision que l’on a du pique-nique) ?
Sans les abeilles, plus de tomates, plus de pommes, plus de gratins de choux fleurs derrière nos vitres embuées en hiver, plus de cafés ni de chocolats qui réchauffent les mains et les cœurs…

Elles ne nous demandent rien en retour, il est de notre devoir de prêter attention à leur survie et même à leur bien-être : ce n’est pas si compliqué, elles n’ont pas besoin de spas, elles ont besoin d’un air et d’une terre sain(e)s pour continuer leur ouvrage. Jusqu’ici, l’utilisation massive de pesticides a plutôt favorisé leur déclin. Chaque année, ce sont 20% des colonies d’abeilles qui disparaissent en Europe et 30% aux Etats-Unis. Les maladies et les prédateurs redoutables comme le frelon asiatique sont aussi en cause dans ces disparitions, mais dans une moindre mesure comparée aux pesticides. Il est d’ailleurs intéressant de s’interroger sur la présence accrue de frelons asiatiques sur nos terres européennes : cela pourrait-il être dû aux importations de miel ou de produits pollinisés que nous effectuons aujourd’hui pour couvrir un manque de production locale ? En France, par exemple, nous produisions dans les années 90, 35 000 tonnes de miel par an pour répondre à une demande de l’ordre de 40 000 tonnes. La quasi-totalité de la production était donc couverte localement. Aujourd’hui, la consommation française reste la même, mais la production a drastiquement diminué pour tomber à 15 000 tonnes de miel par an.

L’Union Européenne a déjà commencé à agir en interdisant en 2013 l’utilisation de trois types d’insecticides accusés de perturber les abeilles. Il faut dire que la pollinisation rapporte 153 milliards d’euros par an dans le monde, l’UE ne devrait donc pas être seule dans cette lutte !
Nous pouvons aussi, dans nos entreprises, accueillir et protéger des populations d’abeilles : en posant des ruches sur les toits dans les villes (ou dans les fermes à la campagne), en organisant des sessions découverte des ruches pour sensibiliser les plus jeunes à la cause (même des jeunes de 20 ou 30 ans auront beaucoup à découvrir, nous en sommes persuadés !). Notre partenaire Ekodev peut vous accompagner pour mettre en place ces projets. Et si vous voulez agir dès aujourd’hui, Gifts for Change vous propose des objets promotionnels qui parrainent des abeilles.

Sauvons les abeilles !

Marie Olivier