Digitalisation du sport : un défi à double tranchant

Nous évoquions dernièrement comment les stades de football intègrent les nouvelles technologies dans leurs structures pour améliorer l’expérience client. Nous pensons qu’il y a là un vrai sujet d’actualité puisque les évolutions digitales dans l’événementiel sportif sont récentes et s’étendent très rapidement, pas seulement pour les stades de football.

QR-Codes-Are-they-dead-or-slowly-dyingNous avons rencontré Alexandra Langlet, co-fondatrice de l’agence de communication Atypik by ALEX & ANA (dont voici la page Facebook) qui a beaucoup œuvré dans l’événementiel sportif et a vu l’ampleur que prenait le digital d’une année à l’autre. Par exemple, l’évolution des billetteries physiques vers les e-billets est très récente, tout a changé en à peine quelques années. Non seulement les spectateurs achètent leurs billets en ligne bien avant de se rendre sur place, mais ils ne les impriment plus non plus et présentent directement leurs smartphones en arrivant à l’événement.

Nous l’avons vu la semaine dernière, si l’on ajoute à cela la possibilité de commander boissons et nourriture en avance via son smartphone, les spectateurs peuvent déjà laisser leur carte bleue chez eux avant de venir assister au match. Quelle sera la prochaine étape ? La reconnaissance faciale pour entrer dans l’enceinte d’un stade ? Nous en étions proches lors du dernier Euro de football, mais la loi ne l’autorise pas encore.

Cette dernière technologie devait surtout permettre d’augmenter la sécurité. En effet, la digitalisation est aussi un moyen de sécuriser davantage les enceintes sportives. Un défi à relever pour les organisateurs d’événements qui devront embaucher davantage de personnel de sécurité ou installer des systèmes de scans par exemple, mais ne pourront pas impacter drastiquement le prix des billets pour autant. Celui-ci ayant déjà grimpé en flèche ces dernières années.

football-1C’est d’ailleurs l’une des inquiétudes d’Alexandra Langlet. Le secteur sportif se rapproche de plus en plus d’un marché comme un autre, régi par la loi des affaires. Dans les années à venir, les organisateurs d’événements devront composer entre l’envie des spectateurs d’avoir une expérience toujours plus spectaculaire, et celle de voir ces rencontres rester accessibles à tous. « Le sport, cela doit rester avant tout la passion du beau jeu et la proximité avec les fans » nous dit-elle.

Les possibles dérives étant connues, les organisateurs d’événements sportifs et les médias travaillent déjà à des solutions d’accessibilité. A Roland Garros par exemple, il y a très peu de places à vendre pour le grand public, les VIP sont nombreux à avoir leur place réservée. Mais cela peut poser problème : si ceux-ci partent tous déjeuner entre midi et deux, alors les gradins sont vides pendant ce temps alors même que d’autres auraient adoré pouvoir assister aux matches ! Sans compter les retombées en termes d’image pour les médias qui retransmettent des rencontres aux gradins vides. L’une des solutions envisagées serait de proposer des places éphémères, à prix réduits, dans les horaires creux. C’est en tout cas un défi organisationnel qui mérite d’être relevé.

L’impact de la digitalisation est donc à double tranchant mais apporte plutôt des opportunités. L’un des achats qui n’est pas encore digitalisé par exemple, c’est celui des goodies à l’intérieur des stades ! Ici, l’offre évolue moins rapidement, les produits vendus restent encore classiques : porte-clés, magnets etc. Les photo booth peuvent donner un peu de piment au goodie classique en faisant passer un bon moment au spectateur en plus de le faire repartir avec un souvenir, mais il y a encore de la place pour innover !

Cela tombe bien, nos objets publicitaires Gifts for Change sont atypiques, comme l’entreprise de Mme Langlet. Ils sont aussi personnalisables et portent des projets environnementaux qui peuvent tout à fait faire écho aux spectateurs sportifs : protéger les coraux lors des événements de surf, ou planter des arbres pour compenser la pollution générée par un stade par exemple.

Marie Olivier