L’investissement : une troisième voie pour changer le monde

C’est acquis, le premier parti de France est l’abstention. Parler de « défiance du politique » est devenu, hélas, un lieu commun. Les candidats qui se pressent par dizaines avec pour seul programme leur soif de pouvoir, les scandales, les thématiques plus populistes et anxiogènes que jamais, court-termistes,  des comportements politiques et des visions étriqués… Dans ce climat morose, une chose est sure : les Français ne font plus confiance aux institutions et aux hommes politiques. Selon une étude réalisée par l’institut LH2 pour le Nouvel Observateur, 70% des Français déclarent ne pas croire à l’honnêteté des politiques.

Pour autant, faut-il voir dans cette défiance envers les politiques le signe d’une défiance généralisée face à l’avenir ? Pas nécessairement. Si les Français ne comptent plus sur les institutions et les hommes politiques pour mettre en œuvre le « grand changement », il n’en reste pas moins qu’ils souhaitent voir leur environnement s’améliorer. Et alors que plusieurs courants contradictoires co-existent en ces temps extrêmement instables, de plus en plus de nos compatriotes décident, fidèles à la maxime de Gandhi, « d’être le changement qu’ils souhaitent voir dans le monde. »

Comment ? De quels leviers d’action disposent-ils alors que leur bulletin de vote leur semble inopérant ?

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Il est au moins deux modes d’action que les Français plébiscitent avec de plus en plus de force : La consommation, d’une part, et l’entrepreneuriat de l’autre.

L’entrepreneuriat, et surtout l’entrepreneuriat social, est un secteur extrêmement dynamique en France : 525 100 entreprises ont été créées en France en 2015, et l’entrepreneuriat social génère plus de 100 000 emplois chaque année. Anne Hidalgo a d’ailleurs déclaré en 2014 :« Nous pouvons faire de Paris la capitale de l’entrepreneuriat social. Une autre voie est possible : elle conjugue l’humain et l’économie ». Deux ans plus tard, la tendance se confirme, y compris pour les plus jeunes : ¼ des diplômés de HEC créent leur entreprise à peine sortis de l’école. Ces inconscients se comptaient sur les doigts de la main il y a 15 ans. Mais le plus marquant reste le grand nombre d’entre eux qui souhaitent mener des projets à impact positif, tant sur le plan environnemental que social ou éthique. D’ailleurs, la création du club HEC Alumni Impact Entrepreneurship, à laquelle j’ai plaisir à participer, en témoigne : les entrepreneurs « du changement » sont en ordre de bataille et, partout, des projets entrepreneuriaux cherchent à mettre leur succès au service de la transformation positive de la Société.

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Le second levier d’action qui a le vent en poupe, c’est la consommation. Les Français sont de plus en plus nombreux à privilégier des offres en accord avec leur éthique personnelle. Ils prennent aussi conscience du pouvoir d’influence qui est le leur lorsqu’ils « font leurs courses », et se prennent au jeu. Cette consommation « active » est protéiforme : produits bio ou équitables, locaux, sans souffrance animale, artisanaux, éco-labellisés, estampillés  « mode éthique », recyclées, recyclables, upcyclés, biodégradables, « made in », collaboratifs, dé-centralisés etc…, . Dans tous les secteurs, l’innovation et la croissance les plus dynamiques sont réservés à ceux qui participent de cette réinvention. De la part des citoyens, ces choix convergent tous vers le même but : réconcilier notre quête de bien-être individuel avec un plus grand bien-être collectif, et même un bien-être transgénérationnel. A minima, ne pas être complice, parfois contre notre gré, de la destruction de notre écosystème ou de notre lien social. Les Français aspirent à un autre futur, beaucoup plus engagé et social. Et ils entendent prendre part activement à ce « basculement ».

A ces deux premiers leviers d’action en plein « boom », j’ajouterais une troisième voie, un autre outil que les apprentis-changemakers manient avec de plus en plus de dextérité : il s’agit de l’investissement.

Lassés de placer leurs économies dans des projets sans âme voire aux antipodes de leurs aspirations personnelles (dans le cas, rare, où ils savent ce qu’il advient de leur argent), bon nombre de Français souhaitent redonner du « sens à leur argent », et font le choix d’un investissement plus transparent, plus direct, en accord avec leurs valeurs et leur façon d’envisager l’avenir. Ainsi, si certains choisissent les placements « éthiques » mis en place par les banques, un nombre croissant d’entre eux se tournent vers d’autres alternatives.

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Le succès du crowdfunding (littéralement : le financement par la foule) reflète bien une nouvelle attente et un nouveau mode d’action : celui qui consiste à maîtriser ses choix d’investissement pour participer, à la hauteur de ses moyens, à la construction d’une société nouvelle. De plus en plus de personnes, à leur échelle, souhaitent ainsi contribuer au financement et à la réalisation de projets auxquels ils croient et qu’ils considèrent utiles et sensés. De nombreuses plateformes se sont développées avec succès, qu’elles fonctionnent sur le principe du don « avec contreparties » (Ulule, KissKissBankBank, Kickstarter…), du prêt (Bluebees, Lendopolis…) ou encore des royalties (WeDoGood…). Mais parmi toutes ces nouvelles façons d’investir qui fleurissent, un moyen plus atypique tend à se différencier tout en se professionnalisant à grande vitesse : le financement participatif en capital, ou l’equity crowdfunding. Il se trouve à mi-chemin entre l’investissement en capital, qui vise à récolter des sommes significatives (qui peuvent se compter en centaines de milliers voire en millions d’euros) et le crowdfunding (la possibilité pour tous de financer un projet). Ainsi, l’equity crowdfunding permet à la fois à une entreprise de trouver les investissements conséquents que peuvent nécessiter son développement, tout en se dotant d’un actionnariat qui partage ses valeurs et l’idée qu’ils se font du monde de demain. Et la réglementation, qui évolue en faveur d’un rehaussement des plafonds d’investissements en crowdfunding, contribue à professionnaliser et renforcer ce secteur encore jeune.

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C’est principalement pour ces raisons que j’ai choisi Wiseed, la première plateforme française d’equity crowdfunding, pour lever les fonds nécessaires à la prochaine étape de notre développement. Depuis près de 10 ans, Wiseed ne cesse d’innover et de mettre en avant les talents et les projets les plus prometteurs. J’ai aussi été frappé par le niveau de conscience sociale et environnementale des « Wiseeders », et l’importance, parmi leurs motivations à investir, du sens et de l’éthique du projet qu’ils rejoignent. Si l’on a bien à faire à des investisseurs, qui ont un niveau d’exigence élevée quant à la maturité du projet, son formalisme, la robustesse de son business plan, et s’il y a au final peu d’élus sur les plateformes d’equity crowdfunding (quelques dizaines de projets financés pour des milliers de candidats) on a aussi et avant tout à faire à des gens qui ont choisi ce mode d’investissement pour être parties prenantes de la construction du monde de demain. Ce mode d’investissement a donc, pour moi, d’autant plus de sens qu’il permet de toucher cette typologie d’investisseurs.

Aujourd’hui, Gifts for Change sur Wiseed c’est ainsi :

  • Un tour de table de 200.000 € minimum à boucler dans les prochaines semaines pour renforcer nos équipes commerciales, optimiser notre visibilité et porter loin notre vision alternative de la communication par l’objet
  • 150 Wiseeders qui ont déjà souscrit à ce tour de table et investi dans notre projet (MERCI !)
  • Des investissements allant de 100 à plusieurs dizaines de milliers d’euros par des personnes que, pour la plupart, je ne connais pas (encore une fois, MERCI !)

Tous ces investissements sont riches de sens et démontrent que notre vision d’une entreprise « actrice de la société » rencontre celle, de plus en plus répandue, de citoyens en quête de leviers d’action pour accélérer le basculement dont nous ressentons plus fortement, chaque jour, l’arrivée inexorable.

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Les témoignages des premiers Wiseeders me touchent tout particulièrement : ils montrent qu’il y a, derrière les noms de nos nouveaux associés, des personnes qui voient dans leurs investissements une manière d’impacter positivement notre monde.

“J’ai investi dans GIFTS FOR CHANGE / TREEZ car le projet répond à un véritable besoin de réinventer le monde des objets publicitaires, en y apportant de l’utilité et du sens.” David C.

“J’ai investi dans GIFTS FOR CHANGE / TREEZ car c’est une entreprise prometteuse qui porte des valeurs importantes pour notre société.” François M.

“J’ai investi dans GIFTS FOR CHANGE / TREEZ car je crois en ce projet innovant qui permet d’allier plusieurs sujets que la société française n’a pas complètement “appréhendés” : le travail des handicapés, la reforestation utile à échelle humaine, tout comme le support qui va avec.” Eric C.

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Au sujet de Gifts for Change :

Gifts for Change révolutionne le secteur de la communication par l’objet : en créant des objets innovants, design, ultra-personnalisables et éco-responsables, la société permet à ses clients d’actionner le levier des objets promotionnels pour engendrer des retombées positives pour la société : Reforestation, restauration des coraux, protection des abeilles, insertion d’ouvriers en situation de handicap…

Créée en septembre 2014, cette startup innovante a rencontré un fort décollage dès son premier exercice avec plus de 100 comptes-clés convaincus : Guerlain, Euro2016, Stade de France, UNICEF, Soc. Générale, E&Y, Clarins, Accorhotels, Kering, la Banque Postale, Autolib, … 

Découvrez notre approche nouvelle des cadeaux d’affaires et objets promotionnels et devenez nos associés sur :https://www.wiseed.com/fr/startups/treez.