Secteur beauté : les initiatives RSE prises par les grands noms

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A la une en ce moment chez le géant du secteur des cosmétiques L’Oréal : les investissements dans les startups prometteuses, particulièrement dans l’univers du digital. Les innovations, la technologie, l’esprit startup intéressent et font donc couler beaucoup d’encre. Ces sujets cachent une autre tendance de développement prometteuse : l’un des derniers investissements en date de L’Oréal a été attribué à In Situ, une startup créée par une entrepreneure grecque et qui met l’accent sur le choix des ingrédients et le zéro déchets. Un investissement trois en un donc (pour rappeler les anciens slogans des marques de cosmétiques !) : pour une seule et même entreprise, L’Oréal encourage l’entreprenariat au féminin, la slow cosmétique et la prise en compte de l’impact environnemental dans la production. Pour en savoir plus sur les produits In Situ, c’est par ici.

alexandra-paltzAlexandra Palt, directrice du pôle RSE de L’Oréal, annonçait d’ailleurs dans une interview pour L’Usine Nouvelle en 2015 les engagements du groupe en termes sociaux et de protection de l’environnement : Garnier, Redken, La Roche Posay et Biotherm représentaient à l’époque quatre divisions « tests », soumises à des indicateurs de performances pour améliorer l’impact environnemental des produits et tendre vers l’éco-conception.

Si Biotherm a été choisie par le groupe L’Oréal pour faire partie des quatre marques pilote, ce n’est pas par hasard : la marque avait déjà montré une volonté de s’engager pour la préservation des eaux et de la biodiversité aquatique avec le programme Water Lovers lancé en 2011. Biotherm avait créé à cette occasion sa « salle de bain » qui permettait, via le site internet de la marque, de calculer son empreinte eau. Et, à la manière de Gifts for Change, une partie des bénéfices des éditions limitées de Biotherm a été reversée à l’association Mission Blue qui agit pour la protection des océans. La page dédiée au programme de développement durable de L’Oréal, Sharing Beauty with All, propose un focus sur l’action menée par Biotherm et vous permettra d’en savoir plus sur les actions menées de manière générale par le groupe.

badge-boisMais L’Oréal n’est pas le seul groupe à s’inscrire dans une démarche RSE : Guerlain a rendu public son rapport Développement Durable en 2014 tout comme Clarins la même année. Les engagements, et surtout les résultats sont très récents, mais aussi très forts. Par exemple, chez Guerlain, les collaborateurs n’utilisent plus de gobelets en plastique mais se voient offrir l’accès à des tasses décorées de l’abeille iconique de la marque et les déchets sont à 72% revalorisés. Soit par le recyclage, soit par le ré-emploi ou encore le compostage. Les achats sont devenus responsables, en choisissant des fournisseurs qui respectent les droits de l’Homme et rémunèrent de façon décente leurs employés. Et le coup de cœur de Gifts for Change : Guerlain protège l’abeille noire en étant mécène de l’Association Conservatoire de l’Abeille Noire Bretonne de l’île d’Ouessant. Une belle façon de valoriser leur logo !

Clarins, de son côté, souhaite protéger la Nature et sa biodiversité car celle-ci est considérée comme son principal fournisseur de matières premières ! Nous ne pouvons qu’approuver : il est vrai que le secteur des cosmétiques utilise beaucoup les plantes et leurs actifs dans leurs produits. En plus des partenariats et aides financières apportées à Pro-Natura International au Brésil, Alp Action en Europe, à l’Herboretum de Saint-Ay et à la Bastide du Parfumeur à Grasse, Clarins sensibilise ses équipes en interne au développement durable, notamment avec les bracelets en bois Gifts for Change ! Les filiales de la marque ont chacune leur Coordinateur Développement Responsable, les fournisseurs sont tenus de respecter une charte éthique. En bref, Clarins propose des solutions autant au niveau macro que micro. Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le rapport Beauté Responsable de Clarins.

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Marie Olivier